L’action du Département face à la crise #6 : la lutte contre la fracture numérique

L’ampleur de la fracture numérique révélée par la crise

Alors que le premier confinement s’est traduit par la fermeture des écoles, mais aussi des guichets administratifs physiques, tout.e.s les habitant.e.s n’ont pas été logé.e.s à la même enseigne face à la dématérialisation intégrale des services publics.

Comment suivre un cours à distance ou faire sa demande de RSA dans de bonnes conditions sans ordinateur personnel ? Qu’ils/elles soient jeunes ou plus âgé.e.s, faute de matériel ou de moyens de connexion suffisants, nombre de Séquano-Dyonisien.ne.s ont éprouvé la plus grande difficulté à effectuer ces activités pourtant essentielles.

Or, cette inégalité face au numérique se superpose aux inégalités socio-économiques : ce sont les familles les plus modestes qui rencontrent le plus de difficultés à s’équiper convenablement. Les élu.e.s de la majorité départementale ont ainsi souhaité agir pour maintenir l’accès aux droits, et éviter une double peine susceptible d’aggraver la situation d’habitant.e.s déjà fragilisé.e.s.

Qu’a fait concrètement le Département de la Seine-Saint-Denis pour lutter contre la fracture numérique ?

Dès le mois de mars 2020, afin d’éviter que le manque d’équipements ne se traduise par une rupture des élèves avec leurs professeurs, le Département a mis à disposition gratuitement 15 000 tablettes numériques qui ont été distribué.e.s par les chefs d’établissements des collèges aux familles qui en avaient le plus besoin.

Par le biais d’un partenariat avec l’association Emmaüs Connect, 1800 cartes SIM prépayées ont également été données aux élèves ne disposant pas d’une connexion internet pour suivre l’école à la maison.

Au mois de novembre 2020, les élu.e.s de la majorité ont enfin souhaité verser 500 000 euros à Emmaüs Connect pour soutenir l’association dans ses actions pour l’inclusion numérique, et, en particulier, l’équipement en matériel informatique de 1100 personnes éloignées du numérique (allocataires du RSA, jeunes sortant de l’ASE ou suivis par des missions locales, …), ou encore le développement de la médiation numérique pour aider à l’acquisition des compétences numériques de base.